Le Pallier Secret du Succès

Tu connais « Qui veut gagner des millions ? »
Oui, moi aussi j’adorais cette émission. 
Tu te souviens du stress de malade, genre à chaque fois que l’invité devait répondre à ZE QUESTION pour aller au niveau suivant ?
Et puis comment on respirait enfin un peu une fois qu’il atteignait un de ces deux (ou trois ?) palliers parce qu’on savait qu’il ne pourrait pas retomber plus bas ?

Et ben moi je vais te dire un truc. 
J’ai trouvé ZE pallier, le pallier de la vie. 

Et cet instant est resté à jamais gravé dans ma mémoire. 
Parce ce que ce jour-là j’ai atteint mon pallier perso, celui qui m’a fait réalisé que quoiqu’il arrive dans ma vie, jamais je ne tomberai très bas. 

Je peux TOUT perdre. 
Je peux me retrouver toute seule. 
Je sais que quoiqu’il arrive, ça ira.

A cette époque je bossais au macdo à côté des études que j’avais choisies un peu par hasard, les seules qui me permettaient de retarder encore le moment où je devrais choisir UN chemin. 

Quelques mois plus tôt j’étais partie pour l’Argentine. 
J’étais tombée follement amoureuse d’un mec qui vivait pour l’aventure et quand il a décidé que je n’étais pas si intéressante que ça (I KNOW WHAT THE HELL ? :p) 
je me suis retrouvée seule à boire des mojitos dans un petit bar du village. 

Ouep, me juge pas, longtemps j’étais certaine que tout dans la vie devait se résoudre autour d’un verre. 
Je crois que y’avait un côté écrivaine en détresse qui me plaisait, et une partie de moi cherchait à se retrouver dans des situations super dramatiques juste pour passer du temps seule à écrire dans les bars. 

Ce soir là tout ce que j’avais c’était mon petit carnet orange, un stylo bille, les mojitos (et le serveur qui se foutait gentiment de moi).

J’étais en rage. 
Sérieux j’étais super vénère.
Le beau gosse qui m’avait convaincue de le suivre dans ce trou paumé venait de me lâcher pour une Suédoise. 
Je me demandais COMMENT c’était possible ?
Qu’est-ce que j’avais fait de faux pour en arriver là ?
(Et pourquoi on confondait toujours SWISS et SWEDISH siouplait ?!)

Et ce soir là J’AI DECIDE que ça n’arriverait plus jamais.
Que jamais plus on ne passerait à côté de mon AWESOMNESS et que c’était ma responsabilité de faire qu’on la reconnaisse chez moi.
Alors j’ai décidé de mettre tout en œuvre pour devenir une version super-ouf de moi-même. 
J’ai écris avec fougue tout ma frustration et cette décision dans le petit carnet orange tâché de mojito, et sur le vol de retour j’étais en mode « prête à tout déchirer ! ». 

En rentrant je me suis mise à étudier tous les bouquins de développement personnels. 
J’ai commencé à appliquer toutes ces théories. 
Je passais plus de temps à lire tout ça plutôt que mes cours d’uni. 

Après quelques mois, je sentais que les choses changeaient peu à peu pour moi. 
Il y avait un truc qui s’était débloqué, mon badass intérieur qui commençait à sortir. 
Je commençais à voir la vie avec d’infinies possibilités, et je me voyais en héroïne de mon propre film et tant pis si ça fait cliché.

Je bossais au macdo, je galérais en cours, je ne savais pas quoi faire de ma vie, j’étais célibataire, mais PUTAIN ce que j’aimais cette vie. 

Et puis un après-midi en me rendant au travail, un collègue me dit entre deux frites et trois cheesburgers. 

« Heuuu Laura ! »

« Oui ? »

« Meuf c’est quoi ton secret. Non mais sérieux y’a un truc super différent chez toi. T’es rayonnante et tout ! Attends... ne me dis pas que... tu es amoureuse ?? »

Et cette phrase là les amis, cette phrase je la garde TOUJOURS gravée en moi. 
Parce que oui, il avait raison. 
J’étais amoureuse.
J’étais de nouveau tombée amoureuse.

Mais cette fois j’étais tombée amoureuse... de MOI. 
Et ça c’était incroyable.
C’était le super-pallier-puissant de la mort qui tue. 
Celui qui t’élève tellement haut que tu te sens pousser des ailes, le même truc que quand t’en pince pour quelqu’un sauf que ce quelqu’un eh bien... c’est toi. 

J’étais tombée amoureuse de ma façon un peu lente d’observer la vie. 
J’étais tombée amoureuse de ce côté super awkward que j’avais souvent.
J’étais tombée amoureuse de mon âme d’enfant. 
J’étais tombée amoureuse de mon côté bordélique, celui qui cachait un trop plein de créativité. 
J’étais tombée amoureuse de mes doutes, de mes envies, de tout ce que je croyais que je n’avais pas. 
J’étais tombée amoureuse de mon énergie, de mon optimisme, de ma nostalgie, de mon introversion, de mon imagination, de ma façon de concevoir les choses, de tout ce en quoi j’étais douée et même de tout ce en quoi j’étais vraiment pas douée. 
J’étais tombée amoureuse de mes kilos en trop, de mes yeux renfermés, de mes cheveux pas soyeux, de toutes ces choses qui m’avaient tant pesée par le passé. 
J’étais tombée amoureuse de mes peurs, de ma maladresse, de mon courage aussi, de cette flamme que j’avais de toujours décider de ce que je voulais dans la vie.

Moi qui étais partie en quête de transformation totale, j’avais découvert l’inverse. 
Que j’avais déjà tout ce qu’il fallait. 
Que j’étais déjà géniale et super-badass.

Et je m’aimais vraiment, pour la toute première fois.

Plusieurs fois j’ai raconté cette histoire. 
Et à chaque fois je sens un peu un malaise. 
Non mais de quel droit, tomber amoureuse d’elle-même ? 
Super narcissique la meuf ou quoi ?

Et tu vois, je crois que c’est super dommage. 
Que depuis tout petit on ne t’enseigne pas à surkiffer tous les aspects de toi-même mais à constamment te faire remarquer tout ce que tu n’as pas. 
Il suffit que tu n’entre pas vraiment dans le moule pour qu’on te mette à part, pour qu’on te fasse bien sentir que merde, tu vas en baver si tu continues comme ça. 
Et quand tu entres dans le moule c’est encore pire, tu n’as pas le droit à un pas de travers sinon gare à toi, tu risquerais de tout perdre !

Tu me connais moi et mes théories. 
Aujourd’hui, j’en ai encore une.
Je crois que si chaque être humain se décidait à tomber amoureux de lui-même avant d’entreprendre quoique ce soit dans la vie, le monde se porterait bien mieux. 

Quand t’es amoureux de toi, tu n’as pas besoin de remplir ces vides de ton égos en allant faire des trucs pas possibles qui nuisent à tout plein de gens. 
Quand t’es amoureux de toi, tu n’as pas besoin d’acheter mille trucs dont tu n’as pas besoin. 
Quand t’es amoureux de toi, ton énergie est magnifique, et c’est précisément parce que tu n’as besoin de personne pour te compléter que tu vas attirer le monde à toi. 

Et puis, quand t’es tombé amoureux de toi, t’as atteint ce fameux pallier secret du succès. 
Parce que quoiqu’il arrive dans ta vie, même si tu galères, même si tu désespères, tu ne tomberas jamais vraiment bas. 
Parce que tu auras toujours cet amour inconditionnel pour TOI. 

Je sais que ça fait cheesy quand j’écris ça. 
Mais c’est tellement important que j’en ai rien à faire. 

Alors aujourd’hui, j’aimerais que tu me parles de ça. 
J’aimerais que tu me parles de tout ce que tu aimes chez toi. 

Qu’est-ce qui TE rends génial ?
C’est quoi ces défauts qui cachent en fait TES superbes qualités ?
Qu’est-ce que tu ne changerais pour rien au monde chez TOI?
Quels compliments t’as envie de TE faire régulièrement ?

Si rien ne te vient, ne bouge pas. 
Tu t’assieds là où t’es, tu prends un carnet et tu t’efforces de noter les réponses à ça. 

Et si ça te rends mal à l’aise, parce qu’on t’as appris à être modeste, parce qu’on t’as répété que c’est malpoli de trop s’aimer, efforce-toi d’oublier tout ça. 

Parce que c’est trop important. 
Ce pallier secret c’est la base de tout. 
C’est le seul truc dont tu as vraiment besoin pour tout ce que tu décides d’entreprendre dans ta vie. 
Et bien sûr c’est le seul truc qu’on ne t’enseigne jamais. 

Alors avant tout chose décide d’abord de ça. 

Décide de tomber SUPER-CRAZY-IN-LOVE... de TOI. 

<3

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