Suis-je LEGITIME?
Un ami m’a dit l’autre jour: t’as encore beaucoup à apprendre sur le développement personnel.
Bon ok, c’est un peu sorti du contexte (sorry dude je sais c’est relou d’être pote avec moi y’a des risques que ça finisse sur internet !)
Mais bref ça m’a fait réfléchir à la question de la légitimité.
Quelle légitimité j’ai de parler de développement personnel ?
D’entrepreneuriat ?
J’avoue ça m’a fait un peu douter sur le moment.
C’est quand le jour où on se dit - ok là c’est bon, là j’en sais assez pour en parler aux autres? Pour écrire dessus ?
Une fille m’a posée la question cet été.
Elle voulait se lancer, elle avait lu, appliqué, étudié depuis des années ce qui la passionnait mais elle ne se sentait pas prête de partager tout ça.
Elle ne se sentait pas légitime.
En fait, la légitimité je la vois de façon très simple.
Si tu avais un problème, un obstacle que tu as dû surmonter, tu es LEGITIME.
Si tu as dû apprendre les étapes parce que rien de tout cela n’était naturel tu es LEGITIME.
Si tu as dû faire un effort, bosser dessus, décortiquer le processus, l’appliquer, tu es LEGITIME.
Et NON, tu n’as pas besoin de l’avoir complètement surmonté pour être légitime !
Les gens n’ont pas envie d’apprendre de quelqu’un pour qui tout est naturel.
J’avais un prof de math comme ça au collège.
C’était un génie en math mais un prof vraiment nul.
Je crois que même lui parfois se demandait ce qu’il faisait là.
Son kiffe c’était de résoudre seul des formules, pas les enseigner à des élèves pour qui rien n’est évident.
Et puis j’ai eu une autre prof qui elle-même avait galéré en math.
Elle savait ce que c’était de se sentir à côté de la plaque.
De ne pas comprendre tout de suite.
Grâce à elle pour la première fois de ma vie, j'ai faillis aimer les maths.
Je ne sais pas ce que c’est d’être née naturellement douée pour les relations humaines.
D’ailleurs ces gens-là m’ont toujours fascinée !
Les gars, je suis introvertie, je suis awkward, j’étais très timide, et j’ai toujours eu l’impression que le monde entier possédait un secret que je n’avais pas du tout.
J’ai dû apprendre comment créer des relations. Avant je jouais la victime et j’attendais qu’elles arrivent toutes seules.
J’ai dû apprendre comment communiquer. Avant je croyais que c’était les autres le problème, sans jamais remettre en question ma façon de m’exprimer.
J’ai dû apprendre la vulnérabilité. Avant je retenais tout en moi.
J’ai dû apprendre le courage. Avant j’étais paralysée par tout.
J’ai dû apprendre la spontanéité, la légèreté, le charisme, le flirt, le FUN !
J’ai dû apprendre l’Amour. L’amour du monde, des autres, de ceux qui sont différents, de ceux qui pensent différemment.
Et oui, j’ai encore tellement à apprendre et j’apprends tous les jours !
Mais tu vois, je crois que c’est ça qui me rend légitime.
Rien de tout ça n’était naturel pour moi.
Ca l’est devenu un peu en pratiquant.
Mais surtout, c’est cet apprentissage qui me rend légitime d’en parler.
Pareil pour l’entrepreneuriat. C’est beaucoup plus marrant d’apprendre de quelqu’un pour qui c’est pas naturel, qui rencontre des gens, qui fait des erreurs et qui se plante !
Et puis, il y a autre chose qui est vraiment cool.
Si t’as galéré pour un truc, c’est que tu es naturellement doué pour un autre truc.
J’étais nulle pour les relations humaines et j’avais zéro courage dans la vie, MAIS j’ai développé une imagination incroyable, une certaine facilité pour l’écriture et une capacité d’écoute qui me sert encore aujourd’hui.
Et quand j’observe les artistes et les entrepreneurs que j’admire, leur succès se trouve constamment à ce croisement : ce croisement entre tout ce qu’ils ont été forcés d’apprendre et ce qu’ils font naturellement.
Entre leur obsession pour améliorer ce en quoi ils ne sont pas doués et leur talent.
J’aime cette idée.
Et je crois que ça rend chaque parcours unique.
Ca rend chaque rêve indispensable.
Ca rend TON rêve et TON parcours indispensable.
Alors dis-moi il se situe où ton croisement ?
C’est quoi LE truc que tu apprends encore maintenant?
Et puis, c’est quoi ton talent ?
Faire un RESET et Gérer la TRANSITION
J’ai entendu une fois que quand t’écris c’est un des seuls moments dans la vie où tu es VRAI. Où tu ne peux pas mentir, en tout cas pas à toi-même.
Que quand t’es seule dans une pièce avec tes mots c’est la vérité toute nue qui ressort.
A chaque fois. Chaque putain de fois.
Donc voilà.
Fallait que je me fasse une mise à jour les gars.
Comme un ordi un peu.
Tu vois lui il me force à faire des mises à jours régulières mais moi je suis une meuf tellement têtue que même quand on me les suggère j’ai de la peine à les écouter.
J’ai disparu un peu ces temps. Bon pas longtemps tu me diras, mais pour moi c’est longtemps.
Suffit que je disparaisse un peu trop et PAF toutes mes peurs reviennent !
C’est un truc de fou. D’un coup je ne me sens plus légitime de raconter des trucs sur internet.
Malgré les messages supers encourageants.
Malgré le fait que merde ça me fait juste trop kiffer !
J’ai une théorie (bon tu me connais j’en ai plein hehe !).
Je crois qu’il y a deux types d’entrepreneurs.
Il y a les fonceurs et les créatifs.
Et que bien sûr, l’idéal c’est un peu des deux ! Mais en réalité on est plutôt l’un ou l’autre.
Le fonceur c’est l’énergie masculine.
C’est celui qui se dit « ALRIGHT c’est maintenant ou jamais JE FONCE ! Tous les jours je FONCE ! Je suis en mode no limites, j’ai mon objectif en tête et j’avance de manière très décidée et régulière vers mon but. »
C’est celui qui est motivé par la frustration.
C’est celui qui est motivé par le désir d’aller plus loin.
C’est celui qui est motivé par les habitudes, les chiffres, la structure.
Le créatif c’est l’énergie féminine.
C'est celui qui se dit "J'avance à mon rythme, j'explore, je danse et mes avancées sont soit très lentes, soit très vives et très soudaines!"
Ca a l'air bordélique mais c'est hyper INTUITIF et tout aussi puissant.
C’est celui qui a besoin de se perdre pour créer.
C’est celui qui a besoin de légèreté pour créer.
C’est celui qui a besoin d’abondance pour créer.
Je crois qu’on a tous un peu des deux en nous.
Mais c’est important de sentir ce qui nous correspond le mieux.
Au final, moi je suis clairement une créative.
Et la créativité comme je la conçois ne peut que fleurir dans l’abondance.
Genre si je flippe à cause du fric c’est super dur pour moi d’écrire!
Donc voilà, il y a quelques semaines j’ai commencé un petit job, quelques heures par semaines.
J’avais plus de sous, et aucune envie d’activer mon énergie de fonceuse.
En ce moment j’ai surtout envie d’être créative.
Il y a un temps pour tout je crois.
D’ailleurs le jour où j'ai accepté le job ça a libéré un flot créatif en moi, j’ai écrit un article sur mon processus d’écriture et vous l’avez bien kiffé !
Par contre je vais te dire, moi qui ai vécu plus de deux en mode freedom totale ces deux dernières années ça m’a fait un choc !
C’était vraiment étrange de remettre un pieds dans le monde du travail, celui qui est pas relax, et pas créatif pour un sou.
Mais j’en avais besoin je crois, j’avais besoin de me rappeler de ce que c’était, parce que beaucoup de gens que je veux aider en font partie.
TRANSITION.
En fait ces dernières semaines c’était une drôle de période de transition.
Et puis il y a eu la vie personnelle. Pas des trucs de fou hein, mais suffisamment pour que je sois distraite.
J’ai dû faire un RESET.
J’ai dû faire pause.
Respirer.
Et me demander à nouveau de quoi j’avais vraiment envie.
Alors voilà ma petite liste les gens :
- J’ai envie d’écrire PLUS !
Je veux écrire sur mon état d’esprit.
Je veux écrire sur ce que je vis.
Je veux écrire sur tout ce que j’ai appris ces dernières années qui peuvent t’aider ou t’inspirer.
- Je veux écrire de nouvelles rubriques !
Par exemple, j’en ai une en tête qui s’appellerait « confession d’une introvertie pas canon ».
On m’a dit que c’était un nom chelou.
Que c’était pas une bonne idée.
J’ai décidé que nenni, personne ne m’arrêtera j’ai des choses à dire dessus.
Ca parlerait de séduction.
Ca parlerait de dating.
Ca parlerait de comment flirter avec la vie.
- Je ferai plus de vidéo sur les compétences sociales, le charisme et les relations, parce que je crois que les relations c’est la base de TOUT dans la vie.
Des relations géniales (TOUS TYPES DE RELATIONS !) c’est le secret du succès, du bonheur et de l’amour.
- Je veux lire PLUS ! Et puis faire des vidéos et des articles sur les livres. J’ai tellement lu par le passé et c’est dommage que j’aie tendance à moins le faire maintenant.
- J’ai décidé de m’améliorer en PUBLIC SPEAKING !
Et la seule façon pour ça c’est de le pratiquer. Ca tombe bien, j’ai aussi envie de faire des séminaires, et plus d’évènements. Tiens, on prépare une conférence avec un ami pour janvier, stay tuned ça va être OUF !!
- Je veux communiquer et CONNECTER plus avec d'autres en ligne.
Je suis une flemme quand il s’agit de poster dans les groupes, mettre des commentaires, essayer de grandir mon audience et entrer en contact avec d'autres like-minded people. Pourtant j’adore lire et suivre le travail d’autres personnes. Du coup j’ai aucune excuse. Le monde d’internet J’ARRIVEEEE !!
- Je veux ENFIN commencer ma Newsletter.
Ceux qui se sont inscrits je suis vraiment désolée, depuis le début j’ai une trouille d’enfer d’atterrir dans votre boîte mail, c’est pas fou ça ?
Je sais pas, je trouve ça super intime.
Mais promis, la Newsletter je vais m’y mettre.
Après cette première liste je me suis posée une deuxième question, inspirée de Steven Pressfield qui a écrit « Turning Pro » (que.. heuu.. je n’ai pas lu mais dont j'ai beaucoup entendu parlé, j’avoueee !!)
« Qu’est-ce que je ferais différemment si j’étais déjà PRO ? »
Ha.
Tu vois quand je te dis que l’écriture te met face à ta propre vérité ?
C’est inconfortable et nécessaire. Dur, dur, les gens.
Donc bon. Si j’étais PRO, une vraie Pro…
- J’aurais une structure, un agenda, un plan pour créer et poster régulièrement ainsi qu’effectuer mes autres tâches
- J’aurais de meilleures habitudes
- J’écrirais une newsletter hebdomadaire
- J’aurais un guide gratuit à offrir sur mon site
- Je bosserais plus sur la communication en ligne pour atteindre plus de gens (ce que je ne fais pas du tout !)
- Je me procurerais du meilleur matériel pour mon podcast et mes vidéos (bon ça quand j’aurais plus les moyens !)
- Je m’intéresserais plus attentivement à ceux qui me suivent, ceux qui me lisent (à TOI donc !) pour savoir ce qui t’inspire, ce qui te bloque, ce dont tu as besoin et quelle valeur je peux t'apporter!
- Je trouverais une balance plus équilibrée entre vie sociale et ambitions.
- Je remplacerais chaque fois la peur par l’action. (CHAQUE FOIS!).
Donc voilà, j’ai fait mon RESET les gars.
C’est aussi simple que ça.
Et tout aussi difficile en même temps, ha !
Stay tuned pour la suite.
Je t’aime à la folie de lire ces lignes.
Merci.
Mille fois MERCI !
Et puis surtout TOI, dis-moi.. comment tu gères tes périodes de transition?
Comment tu fais ton RESET?
Pourquoi faire de ta VIE une SERIE JAPONAISE
Quand j’avais 14 ans j’ai découvert les séries japonaises.
Je ne sais plus trop pourquoi j’ai tout de suite autant accroché, si c’était l’humour étrange, le dépaysement mais bref je me suis tellement prise d’amour pour ces séries venues de l’autre côté de la planète que j’ai même convaincue ma sœur de les regarder avec moi.
S’est ensuivi une inscription à des cours de japonais, puis la création d’un incroyable blog Skyrock (si, si la classe !) sur les séries japonaises et plus tard même un voyage au Japon.
Bon après j’ai viré sur la Corée, puis ça m’est passé.
Pourtant ces derniers jours il s’est passé un truc marrant : je suis retombée dedans. Enfin pas vraiment hein, mais disons qu’en survolant Netflix j’ai remarqué qu’elles étaient là tranquilles, de plus en plus présentes au millieu des séries américaines.
Alors j’ai regardé deux-trois épisodes.
Et je me suis souvenue.
Je me suis souvenue pourquoi j’aimais autant ces séries.
Les gars, les séries japs c’est un mode d’emploi pour REINVENTER TA VIE.
Et c’est pas comme dans les autres séries mainstream en mode presque trop parfait que ça te semble pas possible.
Non, non les Japs ils ont une avance de plus en bizarrerie.
C’est les premiers à oser le loufoque.
L’Impensable.
Le Awkward.
Le complètement Chelou.
Le vrai « Outside the box »,
Et ça je le réalise de plus en plus, c’est NECESSAIRE si tu veux réinventer ta vie.
Ok, prenons l’exemple d’une de mes séries préférées de l’époque «Kimi Wa Petto». C’est une sorte d’histoire d’amour entre une meuf brillante mais coincée et un type qu’elle trouve un jour dans un carton sur son pallier. (normal).
Elle décide de l’accueillir chez elle à condition qu’il se comporte uniquement comme un chien (non, non rien de coquin, juste du pure décalé-bizarre !).
Il dois manger par terre, dormir par terre et heu faire le chien quoi. (Normal.)
Tu vois un peu le genre ?
Autre exemple.
Hier Netflix me propose hier la série « Kantaro : The sweet tooth Salaryman ».
Tiens-toi bien.
C’est l’histoire d’un programmeur qui a quitté son travail tout bien payé pour dénicher un job bien plus dur comme commercial d’une petite agence éditoriale un peu pourrie.
Il va devoir bosser les weekends, il sera mal payé et le nouveau bureau n’a pas d’air conditionné.
Tout le monde se demande ce qu’il fait là.
Or, Kantaro a un secret.
Kantaro aime les pâtisseries.
Ca va, toi aussi tu captes rien ?
Ouep, c’est l’effet séries jap.
Donc reprenons, Kantaro aime les pâtisseries.
Il les aime tellement qu’ils veut trouver du temps dans ses journées pour en manger plus souvent.
Il les aime tellement qu’il veut pouvoir se rendre tous les jours dans une nouvelle confiserie différente.
Alors il fait les calculs : l’argent il en faut pas tant.
Il faut du temps.
Il faut la liberté de pouvoir se bouger dans la ville.
Un job qui permet de se bouger dans la ville c’est celui de commercial. (bah oui faut démarcher des clients, tout ça).
Et pas dans n’importe quel secteur.
Les libraires.
Elles se trouvent souvent à côté des cafés.
Dans les cafés il y a des pâtisseries.
AHA ! Les pâtisseries !
Comme ça entre deux missions PAF ! il peut courir assouvir sa passion pour les pâtisseries aux quatre coins de Toykyo avant de retourner au bureau.
DU PUR GENIE ! (et heuu on est bien d’accord du « what the fuck ? »)
Le type est tellement content de son plan et tellement heureux en mangeant ses pâtisseries que tu trouves ça normal.
La logistique les gars, la logisitique.
L’autre jour j’écoutais l’interview du créateur de Humans of New York qui au début avait quitté son job de trader pour vivre de presque rien et avoir le temps de faire des photos en parlant philo avec les gens.
Il disait que quand il a commencé tout ce qu’il se demandait c’était « comment je peux changer ma vie pour avoir tout juste assez d’argent et suffisamment DE TEMPS pour faire ce que j’aime DES AUJOURD’HUI ? »
Tu ne peux pas te permettre d’attendre que ça marche pour te lancer.
Tu DOIS trouver un moyen avant.
Et la réponse est dans les séries japonaises.
Ouvre-toi au chelou.
Ouvre-toi aux solutions différentes.
Oublie ton « statut ».
Oublie ton « identité ».
Deviens chien !
Plaque tout pour manger des pâtisseries !
Entraine-toi à envoyer valser ta vie trop rangée.
Fais un deal avec une connaissance pour vivre chez elle prix réduit.
Trouve un ptit job qui te permet d’avoir plus de temps.
Crée de nouvelles solutions.
Sois constamment ouvert à l’impensable.
Accepte de nouvelles alternatives!
Repense la logistique.
Repense-la complètement.
Et quoiqu’il arrive, réinvente ta vie autour de ce que tu aimes.
Réinvente-la autour de ce que tu veux explorer.
Fais de ta vie une série japonaise.
Parce que c’est avant tout ceux qui sont confortables avec le plus étrange des inconforts qui sauront toujours faire de la place pour ce qui les animent VRAIMENT.
(merci les japs❤)
(Photo en mode exploration des internets café à Tokyo, été 2011!)